Voyages en cargo ou croisières classiques ?

 

Faire l'apologie de la lenteur peut paraître un paradoxe dans ce monde qui accélère sans cesse. En fait il n'y a pas d'incompatibilité entre une vie active riche et responsable et le désir de voyager sur un autre rythme, un rythme qui favorise la rencontre et l'harmonie avec le milieu que l'on a choisi. Le monde est vivant, d'une diversité sans fin, inscrit dans un mouvement tonique, plein d'une énergie formidable. Mais attention, si l'on n'y prend pas garde, il est éblouissant ce monde moderne. Revenir de temps en temps à la source de ses valeurs est fondamental pour son équilibre. Le voyage en cargo, de par sa nature même, à ce pouvoir de ramener l'homme à l'humilité, à sa condition de citoyen du monde, de l'univers. La mer, les équipages au travail, les petits matins sur le pont pour sentir la terre à l'approche, la lumière sur l'horizon sont la promesse d'un voyage émotion. Comme toutes ces complicités qui s'installent spontanément entre les hommes de la terre et ceux de la mer, pour dompter le monstre.

Loin de l'ostentatoire, le voyage en cargo est une expérience personnelle intense, une aventure vers soi et vers les autres, un bon moyen de sentir le monde.

Depuis quelques années, nous avons ajouté à notre offre de voyages en cargo traditionnelle, des croisières plus classiques à bord de navires confortables voire très confortables. Dans ce domaine nous sélectionnons ce qui se fait de mieux en terme d'itinéraire et de navire, en veillant à rester fidèle à nos valeurs : qualité, découverte, rencontre, lenteur, beauté, émotion… Nous voulons vous proposer des espaces où il est possible de vivre des moments de grande qualité comme en témoigne par exemple ce passager : « … la joie intense de sentir la vibration du navire qui s'arrache du quai dans la lumière du soir. Au loin les muezzins d'Istanbul semblent saluer l'appareillage, en écho à l'énorme coup de klaxon de notre navire, tandis que minarets et mosquées se drapent de l'or du soir. En fait, toute la ville communie avec nous pour ce départ, à l'image des lampes accrochées aux mats des petites barques de pêcheurs qui dansent au rythme de la houle pénétrant la Corne d'Or…. »

Frédéric SAUVADET, le 10 novembre 2011