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265 résultats

3 VOYAGES EN CARGO PASSANT PAR : Suède

Nos derniers témoignages
Voyage en cargo du Havre vers Valparaiso, Chili
Voyage en cargo du Havre vers Valparaiso, Chili
Voyage d'aventure, avec garantie d'être soutenue à merveille par votre équipe !!!!! encore un gra...[+]
Voyage d'aventure, avec garantie d'être soutenue à merveille par votre équipe !!!!! encore un grand Merci pour votre diligence et efficacité... en effet j'étais depuis 4 jours au Havre en attente de l'arrivée du Cap san Sounio lorsque j'ai été avertie que le cargo ne s'arrêterait pas !!!!! une des secrétaires très efficaces m'a donné les horaires des trains pour Paris, changement de gare et Thalys sur Anvers où le cargo avait dû attendre 2 jours avant de pouvoir être à quai ! une agence d'Anvers a magnifiquement pris le relai me signalant où je devais attendre le taxi spécial qui me mènerait au cargo !! 2h30 plus tard j'étais à bord au grand étonnement des chaleureux philippins qui m'accueillirent !!!! Cargo superbe, cabine du Pilote (donc délogement pour passer Panama) dirigeants ukrainiens... (vu mon âge certain......) totalement ignorants et juste polis.... cela ne m'a pas gênée, ma compagne de voyage étant fort sympathique.... certaines escales ne nous ont pas permis de descendre vu l'heure et l'éloignement, Carthagène fut une escale magique, et Panama....il faut le vivre ! voyage parfait pour personne prête à le vivre ! [-]
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cargos 23/07/2018 4
Boucle en cargo vers la Finlande
Boucle en cargo vers la Finlande
Tout d'abords c'est notre fils qui nous a trouvé de voyage. Nous avions besoin de repos, d'être su...[+]
Tout d'abords c'est notre fils qui nous a trouvé de voyage. Nous avions besoin de repos, d'être sur la mer et d'être ensemble . Voilà LA solution. Notre fils a 15 ans et souhaite faire marine marchande. Nous avons choisi ce séjour pour plusieurs raisons : - une boucle Anvers Hamco, Rauma, Hamco - les jeunes de 15 ans étaient acceptées - la Finlande . Le message précédent est tout à fait exacte. Nous sommes allés à Anvers en voiture et nous sommes arrivés une journée avant car l'embarquement était entre 11h et 12h . Les horaires sont bien entendu dépendant de l'arrivée du bateau et du départ. Anvers est une très belle ville qui mérite son détour et de séjourner. Aucun soucis pour garer sa voiture en ville, de nombreux parking dans la ville et le long des quais . 1 er mission du vendredi était de trouver l'immigration . Avec le plan mais surtout l'adresse et un google map on trouve facilement, il faut 15 minutes du centre ville . A l'immigration nous donnons le nom du Bateau TIMCA et là nous avons la chance de trouver le chef mécanicien qui va embarquer. Il nous propose de nous accompagner et surtout nous explique que nous pouvons laisser la voiture à côté du bateau. Ouf de soulagement car nous ne savions pas où laisser notre voiture pour une semaine et comment trouver le bateau . Le port de Anvers est TRES grand. Nous arrivons dans la parti fermé du port, et nous découvrons THE SHIP en anglais . Imposant , beau avec sa couleur blanche , les philippins qui peignent dans une nacelle et le balais des engins . Le chargement a commencé . Sur le côté il y a un parking , où nous avons effectivement déposé notre voiture sans aucun problème. Des voitures étaient aussi là pour l'embarquement. Ensuite nous sommes rentrés dans le bateau et avons rencontré le 1 et 3 eme officier ( Neerlandais). Ils nous ont montré notre cabine. Tout à fait conforme au message précédent . Confortable et propre. Comme nous étions 3 et nous avions 2 cabines. Dans le lit du dessus , nous pouvions voir la mer , les couchés de soleil, le bateaux , les chenaux .... Ensuite nous avons rencontrons le chef cuisinier ( un cap verdien qui vivait à Paris) et son aide cuisinier . Les seules contraintes les repas : 7h30, 12h et 17h30. Très bonne cuisine et copieux . Avec nous, deux chauffeurs russes qui se sont arrêtés à Hamco. Et deux Belges qui ont partagés ce super voyage avec nous. Le comble : coupe du monde avec France Belgique en mer !!!!! . A bords nous avions un stagiaire neerlandais de 16 ans qui souhaitait faire marine marchande et pour valider son choix, l'école lui a proposé de faire un stage de découverte . Nous avons découvert le bateau et l'équipage au fur et à mesure en posant des questions. La passerelle était ouverte 24h24 . Il y règne une sérénité, une concentration , une atmosphère . Au cours du voyage , nous avons visité les salles des machines, l'avant du bateau....Nous avons fait un sauna. Il y a aussi une salle de sport. Les temps fort du voyage : la sortie et l'entrée du chenal du port de Anvers, la mer du nord avec 4 m de creux, le passage le long du Danemark, les iles en Finlande , les accostages, le balai des containers, les lectures , les discussions, les longs moments à la passerelle, les ports Hamco et Rauma, etc ... En finlande, nous sommes partis à terre . Hamco, la petite ville est toute proche . Il y a un jolie port de plaisance avec de nombreux restaurants. Rauma c'était un peu loin à pieds. Le 1 er officier nous a proposé sa voiture. L'office de tourisme est très compétent et disponible. Rauma est la 3ème ville finlandaise la plus ancienne. En Finlande tout le monde parle anglais . Vous pouvez aussi embarquer votre voiture ( moyennant cout) et descendre à Rauma pour rejoindre Hamco. Où prendre le bateau suivant et rester en Finlande. Un voyage ressourçant , pleins de sérénité .... Merci à tout l'équipage pour cet accueil et leurs disponibilités Et merci à mer et voyage sans qui se voyage n'existerai pas . [-]
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cargos 22/07/2018 5
Cap sur l'Asie en cargo
Ce grand voyage de près de 3 mois à bord du MARCO-POLO, souhaité et préparé de longue date, a c...[+]
Ce grand voyage de près de 3 mois à bord du MARCO-POLO, souhaité et préparé de longue date, a constitué une totale découverte, ma culture maritime étant inexistante. Au-delà des nombreux agréments de ce périple, je veux surtout en souligner une caractéristique: ce voyage est marqué de façon omniprésente par de nombreux paradoxes, et c'est ce qui en fait une expérience personnelle exceptionnelle. Si le billet pour un cargo a bien un coût non négligeable, ce coût est sans rapport avec le luxe rare que représente la possibilité de faire près de 43.000 kilomètres autour de la planète (en tout confort) et de disposer de tout le temps pour en profiter pleinement. Plongé dans une forme particulière de « tourisme industriel et technique», on se surprend pourtant sans cesse à ressentir de fortes émotions esthétiques produites par le gigantisme et la majesté du navire, le spectacle toujours changeant de la mer et du ciel, les dauphins, les baleines, les poissons volants, les grands oiseaux de mer, le ballet des navires et des machines dans les ports et même par les zones industrielles illuminées et la salle des machines. Les réalités très pragmatiques du commerce international et de la marine marchande, dont le conteneur est le symbole même, sont appréhendées de façon très concrète même par un non initié. Les sommes en jeu sont vertigineuses, les responsabilités écrasantes. Et pourtant, l'observation de la mer, du ciel et de la nature mais aussi du travail des hommes, tout cela relève d'une poésie éternelle. Une poésie qui continue d'ailleurs d'habiter tous les marins, pour peu qu'on les pousse un peu à vous en parler...lorsqu'ils en ont le temps. Le passager lui-même se doit de développer dans cet environnement très inhabituel de nombreuses aptitudes apparemment paradoxales. Il n'est en effet pas neutre de passer ses vacances sur un lieu de travail, qui plus est particulièrement contraint, surtout lorsqu'on est le seul passager comme cela a été mon cas. Cette situation originale constitue ce qu'on peut qualifier de « paradoxe fondateur ». C'est ainsi qu'Il faut être parfaitement autonome et indépendant mais discipliné et très sociable. Il faut être discret et patient mais attentif et curieux. Il faut savoir rester silencieux mais avoir la conversation facile. Il faut être parfaitement organisé mais savoir improviser et s'adapter en toutes circonstances. Il faut en permanence rester prudent et lucide sans que cela gêne le plaisir de la découverte ou ôte toute spontanéité. Il faut goûter le temps qui passe parfois lentement sans toutefois tomber dans l'ennui. Enfin, et c'est à mon avis le paradoxe le plus évident et le plus stimulant, il faut accepter une forme d'enfermement, de huis clos permanent, et pourtant avoir pleinement conscience de jouir d'une liberté totalement incomparable. D'ailleurs si incomparable, qu'une fois rentré chez soi, on ne peut s'empêcher de réfléchir au prochain voyage en cargo... Etienne [-]
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cargos 16/07/2018 Pas de notes
Voyage en cargo vers les grands ports européens (Pavillon français)
Voyage en cargo vers les grands ports europÉens il est (presque) toujours temps de réaliser un rêve d'enfance. Moi, il m'a fallu près de 60 ans pour embarquer sur un géant des mers. partir sur un cargo ! certes mon imaginaire enfantin était fait d'horizons sans limite, d'ordres hurlés à pleins poumons, de cordages sur le pont tirés à bras d'homme, de cargaison hétéroclite, de cabines partagées à limite de ligne de flottaison, de nourriture en conserve en mode pique-nique, de marins musclés et tatoués en marcel trempé de sueur, de dockers déchargeant le cargo à dos d'homme, de ports populeux où le rhum coule à flot dans des bars interlopes. de tout cela ne reste que l'horizon... Les ordres sont transmis à voix mesurée par talkie-walkie ou via les hauts parleurs du bord, sur le pont chaque élément est bien à sa place et piloté avec assistance technologique pointue, l'informatique de bord connaît le poids et la place de la moindre paire de basket made in china enfermée parmi les milliers de conteneurs standardisés, les cabines, toutes avec sabords sur l'océan, sont individuelles et climatisées, la nourriture fraîche et savoureuse est servie sur des tables aux nappes blanches, les marins douchés de frais ont accès illimité à la blanchisserie et s'habillent comme les fils de mes copines, des portiques semi- automatisés déchargent en quelques heures des centaines de milliers de tonnes de conteneurs, et les ports géants construits à des kilomètres du centre ville ne sont que des étendues de quais sécurisés protégés par des barrières et des grillages. Pas un troquet , pas une mobylette. et pourtant, le rêve est bien là. pour cette première expérience, j'avoue avoir préféré un périple d'une douzaine de jours en mode cabotage vers hambourg, avec arrêt à rotterdam à l'aller et à anvers au retour. Sans wifi ni téléphone, je n'étais pas sûre de « tenir » plusieurs semaines de traversée. Le départ est prévu un dimanche , mais l'embarquement aura lieu la veille, au havre. Il faut toujours prévoir un volant de 24h compte-tenu des petites incertitudes commerciales ou maritimes. « mon » navire, que je « tracke » depuis plusieurs jours sur marinetraffic, est l'amerigo vespucci, un porte-conteneurs géant génération 2010 de la compagnie française (troisième mondiale) cma- cgm. Je le vois arriver au havre . Ses dimensions sont impressionnantes : 365 m de long, 51 m de large, capacité de transport de 13 800 conteneurs, une trentaine d'hommes d'équipage (pas de femme cette fois, mais ça peut arriver, rien ne l'interdit, il y a juste très peu de volontaires), en proportion à peu près égale franco-philippins. La langue officielle du bord sera l'anglais. dès l'abord, on est saisi par le gigantisme du bâtiment , auquel on accède par une coupée impressionnante. J'ai beau voyager léger, je me demande , entre vertige et étroitesse des marches, comment je vais hisser mon sac. Un gentil marin philippin vient à ma rescousse, même si rien ne l'y oblige (les passagers sont censés être autonomes, nous ne sommes pas au club med). ma cabine, immense, disposant de 4 sabords et de sa salle d'eau privée , est au pont f du « château », juste sous celle du commandant. La passerelle est deux ponts au dessus. Je vais donc dormir une bonne cinquantaine de mètres au-dessus de la ligne de flottaison. Bonne nouvelle, un ascenseur dessert presque tous les ponts ! nous sommes cinq passagers, répartis dans quatre cabines. Mes compagnons sont alex, un allemand quadragénaire embarqué à singapour, et trois autres français embarqués comme moi au havre : richard sexagénaire provençal, et catherine et bertrand, couple de franciliens fraîchement retraités. [j'ai changé les prénoms pour protéger leur anonymat mais ils se reconnaitront peut-être ;)] nos motivations initiales, diverses et souvent plurielles, s'articulent autour des mêmes constantes : découverte technique, break familial et social, recherche de sérénité, envie d'une expérience «différente » ... il est presque impossible de raconter en détail cette expérience à ceux qui ne l'ont pas tentée. Je n'essaierai même pas. Disons simplement que, des grands moments qui ont rythmé ce petit périple, je garderai la gentillesse de l'équipage et la jovialité du cuisinier, la complexité des opérations portuaires, la magie des paysages (surtout lorsque notre géant emprunte les vastes estuaires), le gigantisme des installations (cette salle des machines !!!) et la déconnection totale avec tout ce qui peut stresser au quotidien. de ce voyage, je garde des émotions intenses, des échanges riches, des découvertes stimulantes, des images inoubliables... Mais surtout, je me suis incroyablement reposée. Depuis des années, je n'avais pas retrouvé le bonheur de faire la sieste et de dormir 10 heures par nuit. Au delà de la découverte pour tous, je conseillerai désormais vivement à ceux que je sens au bord du burn out de tenter l'expérience. C'est un peu comme des vacances d'enfant chez les grands parents : on change de cadre, on ne décide presque rien, on a le luxe de s'ennuyer un peu, on mange très bien et à heures fixe, on est environné de bienveillance , on n'est plus sollicité de toutes parts, et surtout on se repose !!! je suis rentrée depuis quelques semaines, et pourtant j'ai du mal à quitter complètement le navire. A l'heure où j'écris ces lignes, il est en mer rouge. Et parfois, je me projette encore en pensée sur la passerelle supérieure, visage au vent. Je sais qu'un jour je repartirai. Peut-être pour plus longtemps. comment partir ? quelques conseils. on peut s'adresser directement à l'armateur, mais pour plus de confort et de simplicité, j'ai organisé mon périple (et le prochain en préparation pour 2019, tant j'ai été satisfaite ) auprès de l'agence mer et voyages dont je remercie tous les intervenants pour leur disponibilité et le soin pris pour que je sois rassurée à chaque étape. un conseil : si on désire un itinéraire ou un navire précis , il faut s'y prendre très à l'avance (4 à 5 cabines passagers sur un porte conteneur, c'est peu , même si ces voyages restent encore assez confidentiels et la demande relativement faible). Mais vous pouvez aussi vous laisser guider par le hasard et les disponibilités. le prix est relativement modéré si on compare avec les croisiéristes traditionnels (environ 100 € par jour pour moi pour une vaste cabine double à usage individuel de 23 m2 avec toutes commodités , pension complète, literie et linge de bain fournis et changés toutes les semaines, accès à la buanderie et aux installations de type bibliothèque, salle vidéo, salle de sport, bassin de nage ...). en revanche, il est parfois compliqué de se rendre dans les villes-escales (horaires stricts, sécurisation des installations portuaires, éloignement des centre-ville... ). si votre but premier est de visiter anvers, il est presque plus simple de prendre le thalys depuis paris , ... En revanche , hambourg est très accessible, on voit les clochers de la ville depuis le navire. C'est très variable. il convient d'être en bonne santé (questionnaire médical obligatoire car il n'y a pas de médecin à bord), autonome et valide. On peut le déplorer, mais c'est avant tout un navire de fret, avec tous les aléas de sécurité liés à la mer, donc pas d'accès pour les personnes à mobilité réduite. Il y a aussi une limite d'âge (inférieure et supérieure), variable selon les compagnies. On vous demandera en outre une attestation d'assurance spécifique (gratuite chez mon assureur). et il faudra penser aux visas si vous voyagez hors d'europe. ne vous chargez pas trop, vous pourrez laver et sécher votre linge dans la buanderie, et il est superflu de faire des effets de toilette. Une paire de baskets, des espadrilles, trois t-shirt, deux sweat-shirts, deux pulls, deux jeans, un coupe vent, deux foulards, un bonnet et des sous- vêtements constituaient tout mon trousseau et c'est bien suffisant. Emportez aussi appareil photos, musique et tablette, mais n'oubliez pas qu'il n'y a pas de wifi à bord. Juste le 4g a proximité des ports. Et comme il n'y a pas de boutique, n'oubliez pas vos produits spécifiques (hygiène, médicaments, papier et stylos...). Il est interdit de fumer tout le temps et partout sur les pétroliers, et les zones fumeurs sont strictement règlementées sur les porte-conteneurs, pour des raisons de sécurité . La bibliothèque est assez bien fournie en romans et bd, mais emportez quand même vos deux ou trois livres de chevet préférés. et si vous en décidez ainsi, bon voyage !!! ...[+]
VOYAGE EN CARGO VERS LES GRANDS PORTS EUROPÉENS Il est (presque) toujours temps de réaliser un rêve d'enfance. Moi, il m'a fallu près de 60 ans pour embarquer sur un géant des mers. Partir sur un cargo ! Certes mon imaginaire enfantin était fait d'horizons sans limite, d'ordres hurlés à pleins poumons, de cordages sur le pont tirés à bras d'homme, de cargaison hétéroclite, de cabines partagées à limite de ligne de flottaison, de nourriture en conserve en mode pique-nique, de marins musclés et tatoués en marcel trempé de sueur, de dockers déchargeant le cargo à dos d'homme, de ports populeux où le rhum coule à flot dans des bars interlopes. De tout cela ne reste que l'horizon... les ordres sont transmis à voix mesurée par talkie-walkie ou via les hauts parleurs du bord, sur le pont chaque élément est bien à sa place et piloté avec assistance technologique pointue, l'informatique de bord connaît le poids et la place de la moindre paire de basket made in China enfermée parmi les milliers de conteneurs standardisés, les cabines, toutes avec sabords sur l'océan, sont individuelles et climatisées, la nourriture fraîche et savoureuse est servie sur des tables aux nappes blanches, les marins douchés de frais ont accès illimité à la blanchisserie et s'habillent comme les fils de mes copines, des portiques semi- automatisés déchargent en quelques heures des centaines de milliers de tonnes de conteneurs, et les ports géants construits à des kilomètres du centre ville ne sont que des étendues de quais sécurisés protégés par des barrières et des grillages. Pas un troquet , pas une mobylette. Et pourtant, le rêve est bien là. Pour cette première expérience, j'avoue avoir préféré un périple d'une douzaine de jours en mode cabotage vers Hambourg, avec arrêt à Rotterdam à l'aller et à Anvers au retour. Sans wifi ni téléphone, je n'étais pas sûre de « tenir » plusieurs semaines de traversée. Le départ est prévu un dimanche , mais l'embarquement aura lieu la veille, au Havre. Il faut toujours prévoir un volant de 24h compte-tenu des petites incertitudes commerciales ou maritimes. « Mon » navire, que je « tracke » depuis plusieurs jours sur MarineTraffic, est l'Amerigo Vespucci, un porte-conteneurs géant génération 2010 de la compagnie française (troisième mondiale) CMA- CGM. Je le vois arriver au Havre . Ses dimensions sont impressionnantes : 365 m de long, 51 m de large, capacité de transport de 13 800 conteneurs, une trentaine d'hommes d'équipage (pas de femme cette fois, mais ça peut arriver, rien ne l'interdit, il y a juste très peu de volontaires), en proportion à peu près égale franco-philippins. La langue officielle du bord sera l'anglais. Dès l'abord, on est saisi par le gigantisme du bâtiment , auquel on accède par une coupée impressionnante. J'ai beau voyager léger, je me demande , entre vertige et étroitesse des marches, comment je vais hisser mon sac. Un gentil marin philippin vient à ma rescousse, même si rien ne l'y oblige (les passagers sont censés être autonomes, nous ne sommes pas au Club Med). Ma cabine, immense, disposant de 4 sabords et de sa salle d'eau privée , est au pont F du « château », juste sous celle du commandant. La passerelle est deux ponts au dessus. Je vais donc dormir une bonne cinquantaine de mètres au-dessus de la ligne de flottaison. Bonne nouvelle, un ascenseur dessert presque tous les ponts ! Nous sommes cinq passagers, répartis dans quatre cabines. Mes compagnons sont Alex, un Allemand quadragénaire embarqué à Singapour, et trois autres Français embarqués comme moi au Havre : Richard sexagénaire provençal, et Catherine et Bertrand, couple de Franciliens fraîchement retraités. [J'ai changé les prénoms pour protéger leur anonymat mais ils se reconnaitront peut-être ;)] Nos motivations initiales, diverses et souvent plurielles, s'articulent autour des mêmes constantes : découverte technique, break familial et social, recherche de sérénité, envie d'une expérience «différente » ... Il est presque impossible de raconter en détail cette expérience à ceux qui ne l'ont pas tentée. Je n'essaierai même pas. Disons simplement que, des grands moments qui ont rythmé ce petit périple, je garderai la gentillesse de l'équipage et la jovialité du cuisinier, la complexité des opérations portuaires, la magie des paysages (surtout lorsque notre géant emprunte les vastes estuaires), le gigantisme des installations (cette salle des machines !!!) et la déconnection totale avec tout ce qui peut stresser au quotidien. De ce voyage, je garde des émotions intenses, des échanges riches, des découvertes stimulantes, des images inoubliables... mais surtout, je me suis incroyablement reposée. Depuis des années, je n'avais pas retrouvé le bonheur de faire la sieste ET de dormir 10 heures par nuit. Au delà de la découverte pour tous, je conseillerai désormais vivement à ceux que je sens au bord du burn out de tenter l'expérience. C'est un peu comme des vacances d'enfant chez les grands parents : on change de cadre, on ne décide presque rien, on a le luxe de s'ennuyer un peu, on mange très bien et à heures fixe, on est environné de bienveillance , on n'est plus sollicité de toutes parts, et surtout on se repose !!! Je suis rentrée depuis quelques semaines, et pourtant j'ai du mal à quitter complètement le navire. A l'heure où j'écris ces lignes, il est en Mer Rouge. Et parfois, je me projette encore en pensée sur la passerelle supérieure, visage au vent. Je sais qu'un jour je repartirai. Peut-être pour plus longtemps. Comment partir ? Quelques conseils. On peut s'adresser directement à l'armateur, mais pour plus de confort et de simplicité, j'ai organisé mon périple (et le prochain en préparation pour 2019, tant j'ai été satisfaite ) auprès de l'agence Mer et Voyages dont je remercie tous les intervenants pour leur disponibilité et le soin pris pour que je sois rassurée à chaque étape. Un conseil : si on désire un itinéraire ou un navire précis , il faut s'y prendre très à l'avance (4 à 5 cabines passagers sur un porte conteneur, c'est peu , même si ces voyages restent encore assez confidentiels et la demande relativement faible). Mais vous pouvez aussi vous laisser guider par le hasard et les disponibilités. Le prix est relativement modéré si on compare avec les croisiéristes traditionnels (environ 100 € par jour pour moi pour une vaste cabine double à usage individuel de 23 m2 avec toutes commodités , pension complète, literie et linge de bain fournis et changés toutes les semaines, accès à la buanderie et aux installations de type bibliothèque, salle vidéo, salle de sport, bassin de nage ...). En revanche, il est parfois compliqué de se rendre dans les villes-escales (horaires stricts, sécurisation des installations portuaires, éloignement des centre-ville... ). Si votre but premier est de visiter Anvers, il est presque plus simple de prendre le Thalys depuis Paris , ... en revanche , Hambourg est très accessible, on voit les clochers de la ville depuis le navire. C'est très variable. Il convient d'être en bonne santé (questionnaire médical obligatoire car il n'y a pas de médecin à bord), autonome et valide. On peut le déplorer, mais c'est avant tout un navire de fret, avec tous les aléas de sécurité liés à la mer, donc pas d'accès pour les personnes à mobilité réduite. Il y a aussi une limite d'âge (inférieure et supérieure), variable selon les compagnies. On vous demandera en outre une attestation d'assurance spécifique (gratuite chez mon assureur). Et il faudra penser aux visas si vous voyagez hors d'Europe. Ne vous chargez pas trop, vous pourrez laver et sécher votre linge dans la buanderie, et il est superflu de faire des effets de toilette. Une paire de baskets, des espadrilles, trois t-shirt, deux sweat-shirts, deux pulls, deux jeans, un coupe vent, deux foulards, un bonnet et des sous- vêtements constituaient tout mon trousseau et c'est bien suffisant. Emportez aussi appareil photos, musique et tablette, mais n'oubliez pas qu'il n'y a pas de wifi à bord. Juste le 4G a proximité des ports. Et comme il n'y a pas de boutique, n'oubliez pas vos produits spécifiques (hygiène, médicaments, papier et stylos...). Il est interdit de fumer tout le temps et partout sur les pétroliers, et les zones fumeurs sont strictement règlementées sur les porte-conteneurs, pour des raisons de sécurité . La bibliothèque est assez bien fournie en romans et BD, mais emportez quand même vos deux ou trois livres de chevet préférés. Et si vous en décidez ainsi, bon voyage !!! [-]
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cargos 11/07/2018 5
Voyage en cargo vers les Antilles Françaises (pavillon français)
Pour une première traversée en cargo sur un porte-conteneur CMA CGM le Fort-St-Marie, je suis trè...[+]
Pour une première traversée en cargo sur un porte-conteneur CMA CGM le Fort-St-Marie, je suis très satisfais et je suis prêt à repartir pour découvrir d'autres horizons. L'accueil par les Philippins au départ du Havre s'est très bien passée. L'accès à la passerelle en permanence sans aucun problème, les supers couchers de soleil à l'approche des Antilles et l'apparition de quelques baleines le long du bateau. Quand à la restauration elle est excellente et le méchoui avec le cochon grillé servi en compagnie de l'équipage du bateau. Merci à l'équipe de Mer-et-Voyages pour cette organisation. En ce qui concerne le retour, il a eu lieu à Dunkerque le 2 au lieu du 6 Juillet et non au Havre. Le commandant BALLUL me l'a annoncé au départ du Havre puisque le bateau est repartis pour New Castel pour un désamiantage. [-]
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cargos 11/07/2018 5
Voyage en cargo de Fos sur Mer vers Jebel Ali (Pavillon Français)
C'était mon deuxième voyage en cargo et ce dernier à bien confiné mon plaisir pour ce genre d'av...[+]
C'était mon deuxième voyage en cargo et ce dernier à bien confiné mon plaisir pour ce genre d'aventure. C'était un porte-containers plus gros et plus impressionnant que le précédent. Nous étions au départ quatre passagers dont un couple qui a débarqué à Malte, et nous avons donc terminé le voyage à deux, un Belge en pause professionnelle et moi même. Notre équipage était chaleureux, les officiers Français agréables, le Commandant très disponible et les officiers Philippins toujours aussi sympathiques et causants. Le temps a été relativement beau et la mer calme. Le but du voyage était pour moi la traversée du canal de Suez et je n'ai pas été déçu car c'est très particulier de se trouver dans un convoi de 25 navires, et d'admirer depuis la passerelle le désert du SinaÏ à l'est et la riche et verdoyante vallée du Nil à l'ouest. Lors des promenades sur le pont il nous a été possible de jouir du spectacle des dauphins et aussi d'observer les Fous de Bassam chasser les poissons volants. Enfin pour ne rien gâcher nous avons eu deux très bons chefs cuisiniers qui nous ont mitonné de bons petits plats. En conclusion un bon moment de détente au calme, au loin des médias et propice à la lecture, voire à la méditation. PS: Il parait qu'il faut absolument faire le canal de Panama. [-]
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cargos 05/07/2018 Pas de notes
Voyage en cargo de Dunkerque à Dunkerque
Tout s'est bien passé. Je suis ravie d'avoir vécu cette expérience que j'espérais depuis des anné...[+]
Tout s'est bien passé. Je suis ravie d'avoir vécu cette expérience que j'espérais depuis des années. Je recommande vivement ce voyage aux personnes curieuses et désireuses de vivre quelques jours à bord d'un porte-container pour percer le secret de la vie à bord et lors des arrêts dans les ports. Dommage la mer a été calme tout au long du voyage. A noter que l'équipage était charmant et que nous communiquions en anglais. Bon vent ! [-]
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cargos 03/07/2018 5
Voyage en cargo vers la Guyane
Voyage en cargo vers la Guyane
Vivre au rythme du cargo et de l'équipage ; se laisser aller à la rêverie en observant la mer, le...[+]
Vivre au rythme du cargo et de l'équipage ; se laisser aller à la rêverie en observant la mer, les oiseaux et l'horizon ; s'initier à la navigation au travers des instruments et des échanges avec les marins de quart; se donner du temps pour lire, écrire ; vivre l'émotion du départ et des escales...Voilà le programme de mes 15 jours en mer à bord du CMA CGM Cayenne ! Un voyage inoubliable en compagnie d'un équipage philippin et roumain et son commandant, dont je remercie la grande gentillesse. C'est avec un pincement au coeur que j'ai quitté le cargo à mon arrivée à Degrad des Cannes. Je n'avais auparavant ni l'âme ni le pied d'un marin et pourtant me voilà aujourd'hui à rêver à d'autres embarquements à moyen, voire au long cours. [-]
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cargos 26/06/2018 5
Voyage à Dubaï depuis Fos sur Mer, forfait tout inclus
Un rêve enfin réalisé. Et ma satisfaction est grande. D'abord, les contacts avec "Mer et Voyages"...[+]
Un rêve enfin réalisé. Et ma satisfaction est grande. D'abord, les contacts avec "Mer et Voyages" ont été excellents, accueil agréable, échanges faciles. Sur le navire de la CMA / CGM, l'impression d'être attendu, avec une belle cabine, très confortable, dans laquelle j'ai eu plaisir à me retrouver entre les longs séjours sur la passerelle avec les équipes de quart. C'est là que j'ai passé la plus grande partie du voyage, à contempler la mer, bien sûr, mais surtout à comprendre la vie de l'équipage : la surveillance minutieuse des instruments de bord, la veille attentive du grand vide de l'horizon, l'approche des ports, les manoeuvres précises d'accostage. Et puis les longs échanges avec les marins, leurs états d'âme au bout de 9 mois d'embarquement, leur curiosité vis à vis du passager. Expérience humaine unique. Tout cela au service de la fascinante technique d'un monstre de 360 mètres de long. Quel spectacle que ces longs transbordements de conteneurs dans le ballet des portiques que j'ai abondamment filmé ; et la descente dans la cathédrale de la machine... Les escales à Malte puis à Beyrouth que j'ai pu visiter, avant le mythique passage du Canal de Suez : des monstres au milieu des sables... la Mer Rouge, les côtes lointaines du Yemen et d'Oman avant Dubaï et sa démesure. Fascinant ! Je ne peux que conseiller ce voyage à ceux qui souhaitent "faire le point" [-]
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cargos 21/06/2018 Pas de notes
Voyage en cargo vers la Guyane et le Brésil
42 jours à bord du Cayenne. Une expérience très enrichissante, la découverte d'un autre monde...[+]
42 jours à bord du Cayenne. Une expérience très enrichissante, la découverte d'un autre monde et d'une autre manière de vivre. L'équipage roumain et philippin a été très agréable et ravi de me montrer cet univers. Plein de beaux souvenirs : la trouille à l'embarcation et le petit pincement lorsqu'il a fallu quitter le navire, le passage de l'équateur, les dauphins, les plages du Brésil, l'émotion de revoir la terre après 13 jours d'eau, les tempêtes, les barbecues sous les étoiles... Une fois sa place faite, on se met au rythme lent de la navigation et les journées passent finalement vite, jamais d'ennui ! Une belle respiration, loin du quotidien avec un fort gout de reviens-y ! N'hésitez plus, cargotez ! Merci Mer et Voyages [-]
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cargos 17/06/2018 5
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