Bruits de coursive : Coin du libraire
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Lettres de mon cargo

Auteur : Richard Laborier – Edition Portaparole – 2016


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En résumé…

« L’arrogance obscène de l’imbécillité triomphante », rend Paris irrespirable, il faut bien s‘en soustraire. Pas grave si partir est aller à la rencontre de l’inconnu, de l’inconfort, de la solitude, la destination n’est pas importante, le voyage est un but en soi.

Richard Laborier se laisse alors transporter dans un monde où les distances et les conventions sont abolies, dans ces grands cargos où s’entassent voitures ou containers destinés à traverser les océans pendant des longues journées et nuits. Interrogeant le muet horizon de la pleine mer. Aux escales dans d’immenses ports commerciaux inhospitaliers, entrepôts de la mondialisation, l’activité incessante et l’organisation parfaite sont une autre source de fascination.

Ces lettres, conçues pour des amis restés à quai, constituent un journal de ces voyages, drôle, fin, intelligent…

Un extrait

« Jeudi 6 mai.

Impression aujourd’hui que je pourrais aussi bien voyager en roulotte. Un jour de pluie, on y reste enfermé toute la journée, s’occupant de choses qu’on n’a pas faites à la maison  -on se dit : plus tard, quand j’aurai le temps- conscient que la roulotte avance mais sans y prêter attention, oubliant même les cahots. Et parfois, on sort pour faire quelques pas à côté de la carriole, histoire de se dégourdir les jambes, en entendant le cheval souffler bruyamment en montant les côtes, et les essieux qui grincent, sans y faire plus attention que ça, à peine plus intéressé par cette Puszta hongroise ennuyeuse où la roulotte chemine que je ne le suis par la mer, qui aujourd’hui a la même originalité. »

L’auteur

Richard Laborier

Exposé dès son enfance aux cultures étrangères et aux langues, amené à la littérature par le désœuvrement forcé d’années en pensionnat dans la pure tradition classique, Richard Laborier préféra très vite les chemins de traverse à ceux, bien balisés, de l’éducation traditionnelle. Contraint de renoncer à des aspirations artistiques ou littéraires, il connut une carrière de juriste international sans jamais renoncer à un goût prononcé pour les langues étrangères ainsi que pour les arts et à la curiosité pour d’autres modes de vie ou de pensée, pour d’autres cultures, avec la certitude de devoir balayer toute forme d’ethnocentrisme.

Ayant mis un terme à son activité professionnelle, il put se consacrer à la promotion d’artistes plasticiens ou de musiciens en organisant expositions et concerts, puis enfin se livrer à des lectures de textes poétiques qu’il souhaite faire mieux connaître, et notamment d’œuvres de Saint-John Perse.

Ses journaux de bord tenus au cours de plusieurs voyages en cargo suivi d’autres récits de voyages sont repris dans ses « Lettres de mon cargo ».