Bruits de coursive : Zoom sur un voyage
Accueil > Bruits de coursive > Zoom sur un voyage > Zoom sur le Spitzberg

Zoom sur le Spitzberg

Tour du Spitzberg et île Blanche, à bord du Plancius

Témoignage de Michèle et Pierre Cassegrain

voir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamavoir le diaporamaAprès leur expérience de plus d’un mois en cargo, Michèle et Pierre sont repartis ! Cette fois, ils ont tenté l’expérience du froid arctique : Le Tour du Spitzberg et l’île Blanche. Comme à leur habitude et pour notre plus grand plaisir, ils sont passés  nous saluer à leur retour. L’occasion de nous raconter l’incroyable périple…

 

De retour de leur long voyage à bord du cargo Jules Verne vers l’Asie, Pierre a convaincu Michèle, un peu sceptique au départ, de partir découvrir une région froide, aux paysages bien différents de ce qu’ils avaient l’habitude de voir. Le Spitzberg.

Michèle nous raconte, Pierre termine ses phrases. Ce couple nous inspire, à nouveau.

 

L’arrivée se fait à Longyearbyen par le ciel, d’où ils découvrent pour la première fois l’archipel du Svalbard. L’impatience fait rage dans cet avion qui rejoint le Spitzberg depuis Oslo, leur première escale.

Le Plancius les attend bien sagement. A ce moment là, ils ne se doutent pas de ce qui les attend. Alors on embarque ! C’est la découverte du navire. Michèle et Pierre sont ravis de leur cabine et de l’accueil.

« Tout de suite, sur ce bateau, on s’est sentis bien. » nous dit Michèle. C’est un bateau chaleureux, bien conçu et pas trop grand. Il n’y a rien à redire sur l’agencement de ce navire, qui est très confortable.

Michèle souligne aussi la praticité des deux échelles d’embarquement qui permettent une attente moins longue pour rejoindre les zodiacs. Car, oui, il faut être patient ! Mais sans râleurs à bord, « l’ambiance était parfaite »

 

Dès la première conférence, ils ont été interrompus… car il y avait des bélugas autour du bateau ! Ca commençait bien !

« Je ne vais pas vous raconter chaque jour », non en effet, ce serait trop long, mais voici ce que j’ai pu recueillir de notre discussion…

Avant tout, « ce qui est intéressant c’est de pouvoir à la fois vivre sur ce bateau et en descendre. » Oui, la vie à bord est un bonheur, mais quel plaisir de pouvoir monter dans les zodiacs et longer la banquise, les icebergs et débarquer sur la terre arctique.

Il a trois groupes, par niveau. Celui des avancés, celui des intermédiaires, et celui de ceux qui souhaitent prendre leur temps. « Nous étions, mon mari et moi, dans le groupe des moyens. C’était très bien. Et surtout, un très bon encadrement »

Michèle et Pierre sont enchantés par l’équipe qui les a accompagnés tout au long du voyage. Les guides, « de grands professionnels, de grands scientifiques ! » qui sont à l’écoute, qui montrent la petite pierre, la petite fleur qu’on n’a pas vu, et ça c’est important. Leurs interventions étaient toutes de qualité. « De grande qualité. Monsieur Orsenna est un homme charmant et un homme coquin ! Nous avons sympathisés, il a énormément d’humour. »

 

« On a eu l’impression de faire ce voyage avec des amis. »

Pas étonnant, car des amis, ils s’en sont fait à bord ! « Vraiment, l’ambiance, c’était une ambiance joyeuse » avec des gens qui aimaient voyager.

 

Ils nous rassurent : le froid n’est pas si intense ! On le supporte très bien. Le thermomètre n’a jamais indiqué en dessous de 0 et s’il y a du soleil, c’est parfait !

« Ce qui est merveilleux là bas, c’est qu’il n’y a pas de nuit. Donc si quelque chose se passe, même en pleine nuit, on le voit. »

 

Et la faune arctique, ils ont pu en profiter ! Bélugas, baleines, ours polaires, renards arctiques, oiseaux en tout genre… La liste est longue !

Ils se souviennent du premier ours qu’ils ont eu la chance d’apercevoir : « c’était un matin, on s’est fait réveillé par la voix mélodieuse de Tarik à 6 heures nous disant qu’il y avait un ours, que nous pouvions venir voir, ou pas. Là, on s’habille vite ! » Il était sur la banquise, il n’est pas venu très près.

Le deuxième ours était sale, il n’était pas blanc ! « Il venait de manger une carcasse de morse et il s’était vautré dans tout ce qu’il avait aimé ! » Il avait un ventre très rebondi, il était bien nourri, en bonne santé. « Il était là en train presque de ronronner. On l’a vu de loin. On était ravis. »

Ce qui était bien selon Michèle et Pierre, c’est que rien n’était prévu. « On avait prévu autre chose, parait-il d’aller voir des oiseaux. Mais on a vu cet ours. »

Ils allaient suivant ce qu’ils voyaient. Rien n’est établi d’avance, « et ça, c’est fantastique. C’est l’aventure. »

Michèle précise « J’ai eu l’impression de faire un safari, un safari dans le froid. » et à Pierre de joliment ponctuer « Un safari polaire. »

 

En effet, c’est comme un safari. On n’est jamais sûrs de voir quelque chose, ça il faut le savoir. Mais c’est le jeu, c’est ça l’aventure. « Moi j’aime cet imprévu. »

 

« Mon meilleur souvenir, c’est le premier matin. Je me suis levée, il n’y avait personne sur le pont. Et j’ai regardé. Un grand bonheur. Un moment de calme. Il y avait cette montagne devant, et dans le fond il y avait ces glaciers. Ça a été un moment de plénitude. J’étais là, dans le monde, mais j’étais hors du monde.»

 

Une nouvelle expérience qui s’ajoute à la longue liste des voyages de nos bourlingueurs ! La prochaine étape pour Michèle et Pierre, la Birmanie !

On attend d’avoir de leurs nouvelles avec impatiente !

 

Par Morgane Le Scouëzec